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Pourquoi le chiffre 1 sur 5 nous donne la banane

  • 16.06.26

Il y a beaucoup de chiffres marquants dans le rapport annuel de 2025. Certains sont très encourageants : 85 % des consommateur·rice·s reconnaissent notre label, et 80 % de nos client·e·s B2B sont satisfait·e·s de nos services. D’autres sont plus préoccupants : la prime Fairtrade a diminué de 7,4 % à cause d’une baisse des ventes de café.

Consultez le rapport annuel de 2025
Rapport annuel 2025
Rapport annuel 2025

Mais nous avons choisi de nous concentrer sur un chiffre particulièrement fort : 1 sur 5.

1 sur 5, c’est la part de marché des bananes Fairtrade en Belgique en 2025. Cette année, nous avons franchi le cap symbolique des 20 %. Concrètement, cela veut dire que 1 banane sur 5 consommée dans ce pays est produite dans des conditions équitables.

C’est du concret. C’est un vrai changement.

Pourquoi ? Parce que la banane n’est pas un produit comme les autres. Elle est partout. C’est une des plus grandes catégories en supermarché. En Belgique, on consomme des quantités énormes de bananes. On les adore : jaunes, fermes, sucrées. On les mange telles quelles, en purée, en smoothie ou avec du chocolat.

Mais la meilleure banane, c’est celle qui est juste. Juste pour les personnes. Juste pour la planète.

Alors oui, 1 sur 5, c’est une excellente nouvelle. Mais c’est aussi un rappel du système dans lequel nous évoluons. Car la banane reste au cœur d’une guerre des prix entre supermarchés. Des prix entre 1 € et 2,50 € par kilo.

Pourquoi ? Parce que la banane sert d’appât. Un moyen d’attirer les client·e·s. Un signal pour dire : “ici, c’est le moins cher”.

Nous avons tou·te·s fait partie de ce système. Nous faisons tou·te·s partie d’un modèle économique basé sur la compétition. Une course vers le prix le plus bas.

Et ce système ne récompense pas automatiquement l’équité ni la durabilité.

Alors, peut-on le changer ?

Oui. De plus en plus d’entreprises agissent différemment, même dans un contexte économique difficile. Elles décident d’intégrer dans leurs prix ce qui manque souvent : pas de déforestation, des conditions de travail dignes, la lutte contre le travail des enfants, et un revenu juste pour les agriculteur·rice·s.

Ce ne sont pas des idées radicales. C’est simplement le vrai coût des choses.

Et c’est exactement ce que nous faisons chez Fairtrade.

Les entreprises utilisent notre label pour prendre position et montrer qu’elles s’engagent. Les consommateur·rice·s reconnaissent ce label et lui font confiance. Et la banane prouve que ça fonctionne.

Déjà aujourd’hui, pour 1 banane sur 5, le commerce se fait autrement : plus équitable, plus durable.

Si ça marche à cette échelle, dans une catégorie aussi compétitive, alors ça peut marcher ailleurs aussi : le chocolat, le coton, les fleurs, le café.

En 2026, commençons par inverser la baisse des ventes de café Fairtrade. Continuons à avancer. Même dans l’incertitude. Même quand le monde semble instable.

C’est ça, être pionnier·ère. Ouvrir la voie. Fixer la norme de demain.

Parce qu’un jour, tous nos produits seront équitables. Nous en sommes convaincu·e·s.

Rejoignez-nous pour y arriver.